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	<title>P&#244;le suspension de peine</title>
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		<title>dossier AJ Penal juillet-ao&#251;t 2010 le d&#233;tenu malade</title>
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	<item>
		<title>CP de Lannemezan : une personne d&#233;tenue atteinte de plusieurs pathologies graves et invalidantes voit sa demande de suspension de peine pour raisons m&#233;dicales rejet&#233;e faute d'expertises m&#233;dicales concordantes </title>
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		<dc:date>2010-07-19T09:46:00Z</dc:date>
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<category domain="http://pole.lune-rouge.net/spip.php?rubrique8">Actualit&#233;s</category>


		<description>La section fran&#231;aise de l'OIP informe des faits suivants : &lt;br /&gt;En d&#233;pit des nombreuses pathologies dont il est atteint, dont un cancer des poumons pour lequel il a subi une pneumonectomie (ablation compl&#232;te d'un poumon), la demande de suspension de peine pour raisons m&#233;dicales formul&#233;e par N.M., incarc&#233;r&#233; au centre p&#233;nitentiaire de Lannemezan, a &#233;t&#233; rejet&#233;e par le tribunal de l'Application des peines de Tarbes (Hautes-Pyr&#233;n&#233;es). &lt;br /&gt;Le jugement, rendu le 25 juin 2010, se base sur deux des trois expertises (...)


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&lt;a href="http://pole.lune-rouge.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La section fran&#231;aise de l'OIP informe des faits suivants :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En d&#233;pit des nombreuses pathologies dont il est atteint, dont un cancer des poumons pour lequel il a subi une pneumonectomie (ablation compl&#232;te d'un poumon), la demande de suspension de peine pour raisons m&#233;dicales formul&#233;e par N.M., incarc&#233;r&#233; au centre p&#233;nitentiaire de Lannemezan, a &#233;t&#233; rejet&#233;e par le tribunal de l'Application des peines de Tarbes (Hautes-Pyr&#233;n&#233;es).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le jugement, rendu le 25 juin 2010, se base sur deux des trois expertises m&#233;dicales demand&#233;es par le tribunal dans lesquelles les experts ont consid&#233;r&#233; que l'&#233;tat de sant&#233; de N.M. n'&#233;tait pas durablement incompatible avec un maintien en d&#233;tention.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Incarc&#233;r&#233; depuis septembre 1997 en ex&#233;cution d'une peine de r&#233;clusion criminelle prononc&#233;e en 1999, N.M. pr&#233;sente des ant&#233;c&#233;dents cardiaques associ&#233;s &#224; une broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) et &#224; une hypertension art&#233;rielle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En janvier 2009, il s'est vu diagnostiquer un cancer des poumons pour lequel il a fait l'objet d'une ablation compl&#232;te du poumon droit en mai 2009 et d'une chimioth&#233;rapie compl&#233;mentaire de quatre cycles d&#233;but&#233;s en juin 2009 au centre p&#233;nitentiaire de Lannemezan.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lors de la 3&#232;me cure de chimioth&#233;rapie en juillet 2009, N.M. a pr&#233;sent&#233; un choc sceptique s&#233;v&#232;re secondaire &#224; la chimioth&#233;rapie qui a n&#233;cessit&#233; une premi&#232;re hospitalisation en urgence dans le service de r&#233;animation polyvalente du Centre hospitalier de Bigorre pendant plusieurs semaines, puis une seconde en ao&#251;t, suivie d'une hospitalisation &#224; l'unit&#233; hospitali&#232;re s&#233;curis&#233;e interr&#233;gionale (UHSI) de Toulouse. Son pronostic vital &#233;tant alors engag&#233; &#224; court terme, N.M. a sollicit&#233; le b&#233;n&#233;fice d'une suspension de peine pour raisons m&#233;dicales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais le 25 juin 2010, le tribunal de l'application des peines de Tarbes a rejet&#233; sa demande en l'absence d'expertises m&#233;dicales concordantes &#233;tablissant que N.M. est atteint d'une pathologie engageant le pronostic vital ou que son &#233;tat de sant&#233; est durablement incompatible avec le maintien en d&#233;tention. Si le premier expert a consid&#233;r&#233; que N.M. &#171; est atteint d'une pathologie engageant le pronostic vital &#187;, les deux autres ont conclu que &#171; l'&#233;tat de sant&#233; de N.M. n'&#233;tait pas incompatible avec une incarc&#233;ration en milieu ordinaire &#187;, conc&#233;dant cependant qu'une rechute de son cancer bronchique pouvant engager son pronostic vital &#171; dans l'avenir &#187; &#233;tait probable.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pourtant, l'&#233;tat de sant&#233; de N.M. s'av&#232;re durablement et irr&#233;m&#233;diablement d&#233;grad&#233;. Depuis l'ablation d'un de ses poumons, il souffre d'une insuffisance respiratoire chronique &#233;valu&#233;e entre 40 et 50%, un &#233;tat &#171; d&#233;finitif et susceptible d'aggravation &#187;. Il pr&#233;sente, &#171; selon les recommandations internationales et celles de l'INCA [institut national du cancer] &#187;, un taux de survie &#224; 5 ans de l'ordre de 20%, &#171; sans prendre en compte la comorbidit&#233; cardiaque de M. [N.M.] qui gr&#232;ve encore le pronostic &#187; rel&#232;ve l'un des experts. Le choc septique qu'il a subi en juillet 2009 lui a &#233;galement engendr&#233; une insuffisance r&#233;nale chronique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;B&#233;n&#233;ficiant depuis pr&#232;s d'un an de l'allocation adulte handicap&#233; (AAH), N.M. est affaibli et doit vivre avec des difficult&#233;s respiratoires importantes. Pr&#233;sentant une g&#234;ne constante dans la r&#233;alisation de tous les actes de la vie quotidienne, il se retrouve dans l'incapacit&#233; de r&#233;aliser un effort m&#234;me mod&#233;r&#233; et ne peut plus travailler. Pour justifier la compatibilit&#233; de son &#233;tat de sant&#233; avec un maintien en d&#233;tention, les experts ont estim&#233; qu'il pouvait b&#233;n&#233;ficier d'un suivi r&#233;gulier par le service m&#233;dical de la prison. Aucune consid&#233;ration n'a &#233;t&#233; port&#233;e au fait que la permanence des soins ne soit pas assur&#233; par ce service m&#233;dical, ni &#224; ses conditions de vie en d&#233;tention.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'OIP rappelle :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li class=&quot;spip&quot;&gt; que la Cour europ&#233;enne des droits de l'homme, qui consid&#232;re que &#171; l'&#233;tat de sant&#233;, l'&#226;ge et un lourd handicap physique constituent d&#233;sormais des situations pour lesquelles la question de la capacit&#233; &#224; la d&#233;tention est aujourd'hui pos&#233;e au regard [de l'interdiction des traitements inhumains pos&#233;e &#224; l'article 3 de la Convention] &#187;, a d&#233;j&#224; condamn&#233; la France &#224; deux reprises pour avoir maintenu en prison des condamn&#233;s dont l'&#233;tat de sant&#233; &#233;tait incompatible avec la d&#233;tention (CEDH Mouisel c.France, 14 novembre 2002 et Rivi&#232;re c. France, 11 juillet 2006)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Cour d'appel de Grenoble : examen prochain de la demande de lib&#233;ration d'un pr&#233;venu dont l'&#233;tat de sant&#233; est incompatible avec la d&#233;tention </title>
		<link>http://pole.lune-rouge.net/spip.php?article79</link>
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		<dc:date>2010-06-16T09:51:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Nath</dc:creator>

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		<description>La section fran&#231;aise de l'Observatoire international des prisons informe des faits suivants : &lt;br /&gt;La Chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Grenoble examinera demain, jeudi 17 juin, l'appel contre une d&#233;cision de rejet d'une demande de mise en libert&#233; de H.C., incarc&#233;r&#233; au centre p&#233;nitentiaire d'Aiton (Savoie) en d&#233;tention provisoire, dont nombreuses analyses m&#233;dicales attestent que son &#233;tat de sant&#233; est incompatible avec un maintien en d&#233;tention. &lt;br /&gt;H.C., incarc&#233;r&#233; au centre p&#233;nitentiaire d'Aiton, (...)


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&lt;a href="http://pole.lune-rouge.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La section fran&#231;aise de l'Observatoire international des prisons informe des faits suivants :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Grenoble examinera demain, jeudi 17 juin, l'appel contre une d&#233;cision de rejet d'une demande de mise en libert&#233; de H.C., incarc&#233;r&#233; au centre p&#233;nitentiaire d'Aiton (Savoie) en d&#233;tention provisoire, dont nombreuses analyses m&#233;dicales attestent que son &#233;tat de sant&#233; est incompatible avec un maintien en d&#233;tention.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;H.C., incarc&#233;r&#233; au centre p&#233;nitentiaire d'Aiton, est atteint d'une insuffisance coronarienne chronique &#233;volutive pour laquelle il est soign&#233; depuis 2001. Sa demande de mise en libert&#233; a &#233;t&#233; rejet&#233;e par le juge des libert&#233;s et de la d&#233;tention (JLD) le 3 juin dernier aux motifs que &#171; la d&#233;tention de la personne mise en examen constitue l'unique moyen &#187;, &#171; de [la] pr&#233;server &#187; et de &#171; mettre fin au trouble exceptionnel et persistant &#224; l'ordre public &#187;. Contact&#233; par l'OIP le 15 juin 2010, le JLD a fait valoir que H.C. &#171; a un probl&#232;me de sant&#233; que personne ne conteste. &#187; Mais que &#171; la demande a &#233;t&#233; rejet&#233;e par rapport &#224; un certain nombre de crit&#232;res &#187; et que &#171; son &#233;tat de sant&#233; a &#233;t&#233; pris en compte &#187;. Pourtant l'ordonnance de rejet ne fait pas r&#233;f&#233;rence &#224; une expertise m&#233;dicale du 13 mai 2010, demand&#233;e par la juge d'instruction dans le cadre de l'information judiciaire afin de d&#233;terminer si l'&#233;tat de sant&#233; de H.C. est compatible &#171; avec une d&#233;tention provisoire dans une maison d'arr&#234;t classique ou dans une structure p&#233;nitentiaire m&#233;dicalis&#233;e &#187; et port&#233;e &#224; la connaissance du JLD. Celle-ci rel&#232;ve que H.C. &#171; n&#233;cessite une surveillance cardiologique constante, ce qui ne peut &#234;tre assur&#233; au centre p&#233;nitentiaire d'Aiton &#187;, que &#171; sur le plan psychologique, [il] a besoin &#233;galement d'un suivi important tout aussi difficilement assur&#233; au centre p&#233;nitentiaire &#187;. Le traitement m&#233;dical dont il b&#233;n&#233;ficie, &#171; actuellement important &#187;, &#171; devrait &#234;tre ajust&#233; ce qui peut difficilement &#234;tre r&#233;alis&#233; au centre p&#233;nitentiaire &#187;. En conclusion, l'expert a estim&#233; &#171; que l'&#233;tat de Monsieur [H.C.] est incompatible avec la d&#233;tention provisoire en maison d'arr&#234;t classique et qu'il est difficilement compatible avec la d&#233;tention en structure p&#233;nitentiaire m&#233;dicalis&#233;e sauf &#224; l'y laisser jusqu'&#224; son proc&#232;s &#187;. Interrog&#233; par l'OIP le 15 juin 2010, l'expert a pr&#233;cis&#233; la d&#233;finition des termes &#171; difficilement compatible &#187; : &#171; il y a 90% de probabilit&#233;, au minimum, pour qu'il soit mal soign&#233; &#187;. A l'issue de l'examen m&#233;dical, celui-ci a par cons&#233;quent soulign&#233; qu' il para&#238;t &#171; plus logique de le laisser en libert&#233; provisoire, sous contr&#244;le judiciaire, jusqu'&#224; son proc&#232;s &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis son incarc&#233;ration le 29 septembre 2008, H.C. a fait l'objet de plusieurs hospitalisations &#171; justifi&#233;es &#187;, d'apr&#232;s l'expert, &#171; par son &#233;tat coronarien et cardio-vasculaire pr&#233;caire &#187;. A plusieurs reprises, il a &#233;t&#233; hospitalis&#233; au centre hospitalier d'Annecy ainsi qu'au CHU de Grenoble o&#249; il a notamment subi, le 26 novembre 2009, un quadruple pontage, suivi d'une hospitalisation &#224; l'unit&#233; hospitali&#232;re s&#233;curis&#233;e interr&#233;gionale (UHSI) de Lyon. De nombreux certificats m&#233;dicaux &#233;tablis au cours de ces hospitalisations successives attestent de l'incompatibilit&#233; de l'&#233;tat de sant&#233; de H.C. avec la d&#233;tention qui ne permet pas une prise en charge ad&#233;quate, et de l'effet aggravant de celle-ci sur sa maladie. Le 18 mai dernier, un cardiologue du centre hospitalier de Grenoble a constat&#233; que &#171; le traitement m&#233;dical renforc&#233; est indispensable chez ce patient, ainsi qu'un contr&#244;le optimal des facteurs de risque, et un suivi cardiologique r&#233;gulier &#187; avant de conclure qu'&#171; il est &#233;vident que l'incarc&#233;ration compromet une prise en charge m&#233;dicale optimale l'incarc&#233;rationcomplique consid&#233;rablement la prise en charge, qui n&#233;cessite &#224; la fois de potentielles extractions en urgence, mais &#233;galement des examens sp&#233;cialis&#233;s difficiles &#224; mettre en &#339;uvre &#187;. &#187;. Le 15 janvier 2010, un m&#233;decin du centre hospitalier de Chamb&#233;ry avait d&#233;j&#224; indiqu&#233; dans un certificat m&#233;dical que &#171; l'incarc&#233;ration complique consid&#233;rablement la prise en charge, qui n&#233;cessite &#224; la fois de potentielles extractions en urgence, mais &#233;galement des examens sp&#233;cialis&#233;s difficiles &#224; mettre en &#339;uvre &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Contact&#233; par l'OIP le 15 juin 2010, le centre hospitalier de Chamb&#233;ry, qui assure les soins au sein de la prison d'Aiton, se dit &#171; tr&#232;s inquiet &#187; quant &#224; l'&#233;tat de sant&#233; de H.C. &#171; Ce Monsieur est &#224; tr&#232;s haut risque qu'il se passe quelque chose d'extr&#234;mement grave. &#187;, &#171; &#224; tout moment &#187;. Cet &#233;tat de fait est &#171; tr&#232;s angoissant pour lui. Il est tr&#232;s tendu, tr&#232;s anxieux par rapport &#224; &#231;a, et il a raison sur cette angoisse &#187;. Ce propos fait &#233;cho au contenu de l'expertise. Le m&#233;decin expert ayant &#233;galement relev&#233; &#171; la persistance d'un &#233;tat d&#233;pressif prononc&#233;, sans doute en relation avec son incarc&#233;ration mais aussi avec sa maladie cardiaque et les risques d'aggravation qui sont certains compte tenu de la persistance de facteurs de risques importants &#187;. Des facteurs de risques en regard desquels un m&#233;decin du centre hospitalier de Lyon-Sud a estim&#233;, le 15 juin 2010, que H.C. &quot;a un avenir engag&#233; &#224; court terme et peut mourir &#224; tout moment &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'OIP rappelle :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li class=&quot;spip&quot;&gt; que la Chambre criminelle de la Cour de cassation a r&#233;cemment rappel&#233; aux juges de la d&#233;tention provisoire leur obligation de v&#233;rifier si la situation sanitaire du mis en examen est &#171; incompatible avec une mesure de d&#233;tention provisoire &#187; et si le prononc&#233; d'une telle mesure est susceptible d'amener l'int&#233;ress&#233; &#224; subir &#171; un traitement d&#233;gradant &#187; ; la circonstance que &#171; les faits reproch&#233;s sont particuli&#232;rement graves &#187; n'ayant aucune cons&#233;quence (Crim., 2 sept. 2009, n&#176;09-84.172, AJ p&#233;nal, 2009.452)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li class=&quot;spip&quot;&gt; que la Cour europ&#233;enne des droits de l'homme, qui consid&#232;re que &#171; l'&#233;tat de sant&#233;, l'&#226;ge et un lourd handicap physique constituent d&#233;sormais des situations pour lesquelles la question de la capacit&#233; &#224; la d&#233;tention est aujourd'hui pos&#233;e au regard [de l'interdiction des traitements inhumains pos&#233;e &#224; l'article 3 de la Convention] &#187;, a d&#233;j&#224; condamn&#233; la France &#224; deux reprises pour avoir maintenu en prison des condamn&#233;s dont l'&#233;tat de sant&#233; &#233;tait incompatible avec la d&#233;tention (CEDH Mouisel c.France, 14 novembre 2002 et Rivi&#232;re c. France, 11 juillet 2006)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Sida : &#171; Suspension, &#231;a veut dire qu'il faut mourir, sinon on retourne en prison &#187;</title>
		<link>http://pole.lune-rouge.net/spip.php?article83</link>
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		<dc:date>2010-06-06T10:03:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nath</dc:creator>

<category domain="http://pole.lune-rouge.net/spip.php?rubrique6">Revue de presse</category>


		<description>Tony a &#233;t&#233; lib&#233;r&#233; pour raisons m&#233;dicales. Il raconte les difficult&#233;s pour b&#233;n&#233;ficier de la loi Kouchner. &lt;br /&gt;Par SONYA FAURE- Liberation &lt;br /&gt;Depuis le 4 mars 2002, la &#171; loi Kouchner &#187; permet de suspendre les peines des d&#233;tenus malades dans deux cas : si leur pronostic vital est engag&#233;, ou si leur &#233;tat est incompatible avec la d&#233;tention. &#171; Mais elle est peu appliqu&#233;e : elle devait am&#233;liorer la prise en charge des malades. En r&#233;alit&#233;, seules les personnes en fin de vie en b&#233;n&#233;ficient, et meurent peu apr&#232;s leur sortie &#187;, (...)


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&lt;a href="http://pole.lune-rouge.net/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Revue de presse&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tony a &#233;t&#233; lib&#233;r&#233; pour raisons m&#233;dicales. Il raconte les difficult&#233;s pour b&#233;n&#233;ficier de la loi Kouchner.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par SONYA FAURE- Liberation&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis le 4 mars 2002, la &#171; loi Kouchner &#187; permet de suspendre les peines des d&#233;tenus malades dans deux cas : si leur pronostic vital est engag&#233;, ou si leur &#233;tat est incompatible avec la d&#233;tention. &#171; Mais elle est peu appliqu&#233;e : elle devait am&#233;liorer la prise en charge des malades. En r&#233;alit&#233;, seules les personnes en fin de vie en b&#233;n&#233;ficient, et meurent peu apr&#232;s leur sortie &#187;, explique Ridha Nouiouat, m&#233;decin, charg&#233;e des questions carc&#233;rales &#224; Sidaction. L'association organise aujourd'hui une journ&#233;e consacr&#233;e aux d&#233;tenus s&#233;ropositifs (1). &#171; On s'acharne &#224; garder les malades en prison sous pr&#233;texte que l'offre de soins est la m&#234;me qu'&#224; l'ext&#233;rieur - les d&#233;tenus ont par exemple b&#233;n&#233;fici&#233; de la trith&#233;rapie en m&#234;me temps que les malades dehors. Mais dans les faits ? &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tony (2), 59 ans, aura pass&#233; seize ans en prison. Pendant de nombreuses ann&#233;es, l'association Aides l'a accompagn&#233;. Il en est sorti il y a quelques mois : suspension de peine pour raison m&#233;dicale. Il raconte la maladie qu'il faut cacher, les soins parfois erratiques. Le terrifiant paradoxe qu'il y a &#224; se battre pour obtenir une suspension de peine&#8230; qui suppose de recevoir l'attestation de sa mort &#224; court terme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avoir le VIH en prison. &#171; J'ai longtemps r&#233;ussi &#224; le cacher. &#199;a veut dire ne pas se rendre &#224; la permanence du m&#233;decin sp&#233;cialiste VIH. Ne pas b&#233;n&#233;ficier d'une surveillance m&#233;dicale appropri&#233;e : radios, compl&#233;ments alimentaires&#8230; Et puis &#231;a s'est su. Du jour au lendemain, des d&#233;tenus ne vous parlent plus ou vous insultent : p&#233;d&#233;, drogu&#233;&#8230; Les surveillants aussi, parfois : &#171; Toi, le sida&#239;que&#8230; &#187;, me disait l'un d'eux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Ils mettent des gants pour faire les fouilles de cellule ou vous mettre les menottes, alors qu'ils ne le faisaient pas quelques jours plus t&#244;t. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le secret m&#233;dical. &#171; C'est quand j'ai fini par aller voir le m&#233;decin sp&#233;cialiste que les gens ont su. Sans doute une fuite d'un infirmier ou d'un surveillant de l'infirmerie&#8230; Parfois, m&#234;me pas besoin ! Prenez ce qui m'est arriv&#233; dans une maison d'arr&#234;t : nous &#233;tions 20 d&#233;tenus dans la salle d'attente, certains pour voir le dentiste, d'autres l'ophtalmo, quand un infirmier m'interpelle tr&#232;s fort, devant les autres : &#171; Monsieur Tony F., le m&#233;decin sp&#233;cialiste VIH vient d'arriver, il va vous recevoir ! &#187; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les soins. &#171; Quand ils ont commenc&#233; &#224; distribuer des trith&#233;rapies, au d&#233;but des ann&#233;es 2000, je restais sans cachets pendant des semaines entre deux ordonnances, faute de pouvoir d&#233;crocher un rendez-vous chez le m&#233;decin : ils sont d&#233;bord&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; En 2007, j'ai attrap&#233; un sarcome de Kaposi [une tumeur de la peau, ndlr]. Je savais ce que c'&#233;tait mais le m&#233;decin me r&#233;pondait : &#171; Mais non, des grains de beaut&#233;, tout &#231;a&#8230; &#187; Puis, l'ann&#233;e derni&#232;re, je me suis mis &#224; tousser. Il me disait que c'&#233;tait les restes d'une pneumonie. Huit mois plus tard, on m'a diagnostiqu&#233; un cytom&#233;galovirus (CMV), qui, faute d'avoir &#233;t&#233; pris &#224; temps, a favoris&#233; la tumeur au poumon qu'on m'a diagnostiqu&#233;e depuis. Mon &#233;tat se d&#233;gradait. Un surveillant plus attentionn&#233; m'a vu dans mon lit, s'est inqui&#233;t&#233; : je ne pouvais plus parler, &#224; peine respirer. J'&#233;tais en train de mourir. J'ai &#233;t&#233; envoy&#233; &#224; l'h&#244;pital Bic&#234;tre [&#224; Paris]. C'est seulement l&#224; qu'on a d&#233;tect&#233; le CMV. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'hospitalisation en UHSI. &#171; A l'UHSI, les soins, les infirmi&#232;res, les m&#233;decins sont impeccables [l'unit&#233; hospitali&#232;re s&#233;curis&#233;e interr&#233;gionale est charg&#233;e d'hospitaliser les d&#233;tenus, au sein des CHU]. Mais l'administration p&#233;nitentiaire a tellement peur des &#233;vasions que les conditions d'enfermement sont pires qu'au mitard. Pas le droit de fumer, de t&#233;l&#233;phoner, d'aller en promenade. Les fen&#234;tres sont bloqu&#233;es alors qu'elles ont des barreaux et qu'on est au douzi&#232;me &#233;tage !Normalement, les UHSI sont pr&#233;vues pour de courtes hospitalisations. J'y suis rest&#233; quarante jours d'affil&#233;e. Je ne pensais qu'&#224; me tuer. J'avais commenc&#233; &#224; tresser un morceau de drap, guettais le moment o&#249; personne ne viendrait me d&#233;crocher. Certains pr&#233;f&#232;rent se laisser mourir au fond de leur cellule plut&#244;t qu'aller se faire soigner en UHSI. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La suspension de peine &#171; A la fin de ma d&#233;tention, j'&#233;tais allong&#233; 21 heures sur 24. Je suis devenu aveugle d'un &#339;il, mes dents se sont d&#233;chauss&#233;es. Pour ma premi&#232;re demande de suspension de peine, les deux experts sont venus ensemble - c'est ill&#233;gal : leurs expertises doivent &#234;tre men&#233;es &#224; quinze jours d'&#233;cart. Ils n'ont pas demand&#233; mon dossier m&#233;dical. Conclusion : &#171; Pronostic vital engag&#233;, mais compatible avec la d&#233;tention. &#187; Six mois apr&#232;s, nouvelle demande, nouveaux experts, qui eux, prennent connaissance de mon dossier. &#171; Pathologie engageant le diagnostic vital probablement &#224; court terme. &#187; Je suis dehors. A tout moment, le juge peut demander une expertise et revenir sur ma lib&#233;ration. Suspension, &#231;a veut bien dire ce que &#231;a veut dire. Il faut mourir, sinon on retourne en prison. Le m&#233;decin m'a bien expliqu&#233; : d&#232;s que la radioth&#233;rapie ne fera plus effet, je risque de rechuter. Je crois bien que je suis foutu. &#187; Tony p&#232;se aujourd'hui 50 kilos.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(1) Le Sidaction, qui consacre 300 000 euros &#224; des projets en prison, organise aujourd'hui un colloque &#224; Paris. Rens. : www.sidaction.org&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Photo Philippe Guionie. Myop&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(2) Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; modifi&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Cour d'appel de N&#238;mes : malgr&#233; un pronostic vital engag&#233; &#224; court terme, une personne d&#233;tenue voit l'examen de sa demande de suspension de peine pour raisons m&#233;dicales &#224; nouveau report&#233;e </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nath</dc:creator>

<category domain="http://pole.lune-rouge.net/spip.php?rubrique8">Actualit&#233;s</category>


		<description>La section fran&#231;aise de l'Observatoire international des prisons (OIP) informe des faits suivants : &lt;br /&gt;La Chambre de l'application des peines de la Cour d'appel de N&#238;mes devait se prononcer, le 1er juin 2010 sur la demande de suspension de peine pour raisons m&#233;dicales, d&#233;pos&#233;e depuis pr&#232;s de seize mois par une personne d&#233;tenue. En d&#233;pit d'un pronostic vital engag&#233; &#224; court terme, la Cour a, &#224; nouveau, report&#233; l'examen de cette demande. &lt;br /&gt;Le 1er mars 2010, l'OIP informait de l'examen le lendemain par la (...)


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&lt;a href="http://pole.lune-rouge.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La section fran&#231;aise de l'Observatoire international des prisons (OIP) informe des faits suivants :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Chambre de l'application des peines de la Cour d'appel de N&#238;mes devait se prononcer, le 1er juin 2010 sur la demande de suspension de peine pour raisons m&#233;dicales, d&#233;pos&#233;e depuis pr&#232;s de seize mois par une personne d&#233;tenue. En d&#233;pit d'un pronostic vital engag&#233; &#224; court terme, la Cour a, &#224; nouveau, report&#233; l'examen de cette demande.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 1er mars 2010, l'OIP informait de l'examen le lendemain par la Chambre d'application de la Cour d'appel de N&#238;mes de la demande de suspension de peine pour raisons m&#233;dicales d'une personne d&#233;tenue &#224; l'Unit&#233; hospitali&#232;re s&#233;curis&#233;e inter-r&#233;gionale (UHSI) de Marseille. M. L. est atteint d'une grave maladie pulmonaire et a pr&#233;sent&#233; plusieurs &#233;pisodes de d&#233;compensation respiratoire s&#233;v&#232;re. Lors des d&#233;bats &#224; l'audience du 2 mars, auxquels M. L. n'avait pu assister en raison de son hospitalisation depuis le 12 f&#233;vrier 2010 &#171; dans un &#233;tat grave &#187;, l'avocat g&#233;n&#233;ral avait requis sa remise en libert&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais contre toute attente, la Chambre de l'application des peines a, par un arr&#234;t du 13 avril 2010, d&#233;cid&#233; la r&#233;ouverture des d&#233;bats et renvoy&#233; l'affaire au 1er juin, estimant n&#233;cessaire qu'une nouvelle expertise m&#233;dicale soit r&#233;alis&#233;e. Elle a consid&#233;r&#233; que les termes du dernier certificat, dat&#233; du 24 mars 2010, remis par le personnel soignant en charge de M. L., &#233;voquant &#171; un pronostic vital engag&#233; &#224; plus ou moins court terme &#187;, &#233;taient &#171; ambigus &#187; et estim&#233; n&#233;cessaire de &#171; d&#233;terminer lequel des deux diagnostics simultan&#233;ment &#233;voqu&#233;s se trouve le plus conforme &#224; l'&#233;tat de sant&#233; de M. L., &#224; savoir &#224; court, ou moyen terme &#187;. A cette fin, elle a d&#233;sign&#233; l'un des experts ayant pr&#233;c&#233;demment eu &#224; examiner M. L. et charg&#233; celui-ci de rendre ses conclusions avant le 17 mai 2010.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'expertise n'a pas &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e dans le d&#233;lai imparti. Dans un courrier adress&#233; au pr&#233;sident de la Chambre de l'application des peines dat&#233; du jour de l'expiration de ce d&#233;lai, l'expert a sugg&#233;r&#233; d'attendre le retour de M. L. au centre p&#233;nitentiaire d'Avignon, &#233;tablissement dans lequel il &#233;tait &#233;crou&#233; avant son hospitalisation, pour proc&#233;der &#224; son examen. Cette suggestion n'a pas &#233;t&#233; retenue par le pr&#233;sident de la Chambre, qui a estim&#233; que l'&#233;tat de sant&#233; de M. L. requ&#233;rait qu'il soit examin&#233; &#224; l'UHSI. Cependant dans l'attente des conclusions de l'expert, l'audience a, une nouvelle fois, &#233;t&#233; report&#233;e au 29 juin prochain.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un retour en d&#233;tention n'est plus envisageable. La d&#233;pendance de M. L. &#224; l'oxyg&#232;ne s'&#233;tant fortement accrue, il est n&#233;cessaire d&#233;sormais de le faire b&#233;n&#233;ficier d'une cuve d'oxyg&#232;ne liquide, &#171; impossible &#224; mettre en place en d&#233;tention &#187; constate son m&#233;decin pneumologue dans le certificat m&#233;dical du 24 mars 2010. Il pr&#233;sente par ailleurs de nombreux &#233;pisodes de d&#233;tresse respiratoire lors de la r&#233;alisation des gestes de la vie courante. Son &#233;tat s'aggrave encore, comme le rel&#232;ve le service m&#233;dical dans un nouveau certificat dat&#233; du 4 mai 2010 qui constate que &#171; l'&#233;volution de sa maladie engage maintenant le pronostic vital &#224; court terme &#187;. &#171; M. L. rel&#232;ve actuellement de soins continus et palliatifs pouvant &#234;tre assur&#233;s par une hospitalisation &#224; domicile, &#224; proximit&#233; d'un h&#244;pital comportant un service de pneumologie et une r&#233;animation &#187; conclue-t-il.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'OIP rappelle que :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; l'article 721-1-1 du code de proc&#233;dure p&#233;nale indique qu'en &#171; cas d'urgence, lorsque le pronostic vital est engag&#233;, la suspension peut &#234;tre ordonn&#233;e au vu d'un certificat m&#233;dical &#233;tabli par le m&#233;decin responsable de la structure sanitaire dans laquelle est pris en charge le d&#233;tenu &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; La France a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; condamn&#233;e &#224; deux reprises par la Cour europ&#233;enne des droits de l'Homme pour avoir maintenu en prison des condamn&#233;s dont l'&#233;tat de sant&#233; &#233;tait incompatible avec la d&#233;tention (CEDH Mouisel c.France, 14 novembre 2002 et Rivi&#232;re c. France, 11 juillet 2006)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Colloque Sidaction VIH et Prison - 6e &#233;dition</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<description>VIH et prison : quelles alternatives &#224; l'enfermement des malades ? Malgr&#233; des avanc&#233;es significatives induites par la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et &#224; la qualit&#233; du syst&#232;me de sant&#233;, les proc&#233;dures permettant la lib&#233;ration des malades incarc&#233;r&#233;s, pr&#233;sentant une pathologie lourde, restent difficiles &#224; mettre en &#339;uvre. &lt;br /&gt;Les proc&#233;dures d'application de la suspension de peine et les autres am&#233;nagements de peine pour raisons m&#233;dicales cens&#233;s apporter des r&#233;ponses &#224; cette question sont (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;VIH et prison : quelles alternatives &#224; l'enfermement des malades ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Malgr&#233; des avanc&#233;es significatives induites par la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et &#224; la qualit&#233; du syst&#232;me de sant&#233;, les proc&#233;dures permettant la lib&#233;ration des malades incarc&#233;r&#233;s, pr&#233;sentant une pathologie lourde, restent difficiles &#224; mettre en &#339;uvre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les proc&#233;dures d'application de la suspension de peine et les autres am&#233;nagements de peine pour raisons m&#233;dicales cens&#233;s apporter des r&#233;ponses &#224; cette question sont aujourd'hui tr&#232;s largement critiqu&#233;s sur le terrain.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La question des personnes vivant avec le VIH incarc&#233;r&#233;es pose de son c&#244;t&#233; des interrogations sp&#233;cifiques au regard de ces dispositifs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En donnant la parole &#224; des acteurs de terrain (usagers, personnels p&#233;nitentiaires, juristes, soignants...), &#224; des personnalit&#233;s qualifi&#233;es et &#224; des repr&#233;sentants des administrations de la sant&#233; et de la justice, nous souhaitons explorer l'ensemble de ces dispositifs et les possibilit&#233;s offertes pour la lib&#233;ration des malades incarc&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour t&#233;l&#233;charger le texte de pr&#233;sentation de la journ&#233;e &lt;a href=&quot;http://www.sidaction.org/e_upload/pdf/colloque_sidaction_vih_prison.pdf&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le programme et la liste compl&#232;te des intervenants sont disponibles sur ce lien en &lt;a href=&quot;http://www.sidaction.org/e_upload/pdf/programme_colloque_de_sidaction_vih_et_prison_du_3_juin_2010.pdf&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;cliquant ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour toute question compl&#233;mentaire contacter : Ridha Nouiouat au 01.53.26.45.76 ou par mail : r.nouiouat@sidaction.org&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Ajaccio Antoine Recco lib&#233;r&#233; pour raison m&#233;dicale</title>
		<link>http://pole.lune-rouge.net/spip.php?article84</link>
		<guid isPermaLink="true">http://pole.lune-rouge.net/spip.php?article84</guid>
		<dc:date>2010-05-07T12:38:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nath</dc:creator>

<category domain="http://pole.lune-rouge.net/spip.php?rubrique6">Revue de presse</category>


		<description>Il pourra finir ses jours en Corse. La d&#233;cision est tomb&#233;e hier en d&#233;but d'apr&#232;s-midi. La cour d'appel de Paris a confirm&#233; la suspension de peine d'Antoine Recco, condamn&#233; en 1986 &#224; la r&#233;clusion criminelle &#224; perp&#233;tuit&#233; pour le meurtre de deux touristes &#224; Propriano. Les motivations de ce jugement sont d'ordre m&#233;dical. &lt;br /&gt;&#192; 81 ans, dont 27 pass&#233;s sous les verrous, l'un des plus anciens d&#233;tenus de France souffre actuellement de graves probl&#232;mes de sant&#233;. Quatre demandes de lib&#233;ration avaient &#233;t&#233; effectu&#233;es en ce (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Il pourra finir ses jours en Corse. La d&#233;cision est tomb&#233;e hier en d&#233;but d'apr&#232;s-midi. La cour d'appel de Paris a confirm&#233; la suspension de peine d'Antoine Recco, condamn&#233; en 1986 &#224; la r&#233;clusion criminelle &#224; perp&#233;tuit&#233; pour le meurtre de deux touristes &#224; Propriano. Les motivations de ce jugement sont d'ordre m&#233;dical.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; 81 ans, dont 27 pass&#233;s sous les verrous, l'un des plus anciens d&#233;tenus de France souffre actuellement de graves probl&#232;mes de sant&#233;. Quatre demandes de lib&#233;ration avaient &#233;t&#233; effectu&#233;es en ce sens devant le tribunal d'application des peines de Cr&#233;teil. Qui avait d&#233;livr&#233; au d&#233;but du mois de mars un avis favorable.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avant que le parquet ne fasse appel. Finalement, l'ancien p&#234;cheur de Propriano quittera sa cellule de Fresnes ces jours prochains. Le temps d'am&#233;nager son transfert m&#233;dicalis&#233; vers le centre hospitalier de Castelluccio.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une nuit de septembre tragique dans le Valinco&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette lib&#233;ration intervient pr&#232;s de trente ans apr&#232;s des faits qui ont ouvert une large plaie dans le Valinco. Suscit&#233; &#233;motion et indignation en Corse. Et au-del&#224;. Ramenant &#224; la fin d'un tragique mois de septembre 1981. Deux jeunes femmes &#226;g&#233;es de 21 ans sont alors port&#233;es disparues. Isabelle Gauchon et Genevi&#232;ve Cl&#233;ment, originaires de la Ni&#232;vre et du Rh&#244;ne, &#233;taient venues pour passer une dizaine de jours en Corse pour faire du camping. Leurs affaires sont manquantes. De m&#234;me que la moto avec laquelle elles se d&#233;pla&#231;aient. &#192; leur famille, elles &#233;crivent qu'elles vont &#171; manger de la langouste. &#187; Fugue, suicide, noyade, ou encore meurtre : aucune hypoth&#232;se n'est laiss&#233;e de c&#244;t&#233;. Ce ne sera qu'un an plus tard que ce myst&#232;re sera &#233;lucid&#233;. Leur moto aurait &#233;t&#233; vue sur le bateau d'un p&#234;cheur de Propriano, Antoine Recco. Il est interpell&#233;. L'affaire va alors d&#233;cha&#238;ner une temp&#234;te m&#233;diatique. Et aura un grand retentissement dans l'opinion publique. Notre confr&#232;re, Jean-Claude Lanfranchi, le 16 ao&#251;t 1982, s'interroge dans nos colonnes. Recco est-il &#171; la victime d'un complot, ou un machiav&#233;lique meurtrier ? &#187; Ses aveux, acquis au prix d'une garde &#224; vue de 36 heures, ne laisseront pas de place au doute le lendemain. Le quinquag&#233;naire massif, d&#233;crit comme doux, par sa famille reconna&#238;tra les avoir emmen&#233;es &#224; bord. Puis les avoir &#233;trangl&#233;es car &#171; elles refusaient ses avances. &#187; Avant de faire dispara&#238;tre la moto avec un complice. Entre-temps, il se r&#233;tractera.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Janus &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le proc&#232;s se tiendra cinq ans apr&#232;s le double meurtre devant la cour d'assises de Corse-du-Sud. Au terme d'une longue enqu&#234;te. Avec pl&#233;thore de t&#233;moins, dont bon nombre de moralit&#233;. Mais sans cadavre. Cependant, le principe du droit fran&#231;ais est l'intime conviction. Non la preuve. Au terme de journ&#233;es &#233;prouvantes, Antoine Recco niera en bloc. Ses trois avocats, Mes Antoine Sollacaro, Fran&#231;ois de Casalta et Alain Furbury, plaidant l'acquittement, n'emporteront pas l'indulgence du jury. La partie civile, port&#233;e par six d&#233;fenseurs dont Me Gilbert Collard qui le pr&#233;senta alors comme &#171; Janus, aimable et gentil sur terre, violent et furieux en mer &#187; ne parviendra pas &#224; lui faire dire ce qu'il est advenu des deux jeunes filles. &#192; l'issue du verdict, il ne manifestera aucune r&#233;action. Devant des familles effondr&#233;es. Si les corps d'Isabelle Gauchon et Genevi&#232;ve Cl&#233;ment n'auront peut-&#234;tre jamais de s&#233;pulture, Antoine Recco, d&#233;sormais &#226;g&#233;, affaibli et malade a l&#233;galement purg&#233; sa dette envers la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Paul Ortoli&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Cour d'appel de N&#238;mes : examen de la demande de suspension de peine d'un d&#233;tenu sous assistance respiratoire permanente </title>
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		<dc:date>2010-03-01T10:55:00Z</dc:date>
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<category domain="http://pole.lune-rouge.net/spip.php?rubrique8">Actualit&#233;s</category>


		<description>La section fran&#231;aise de l'Observatoire international des prisons (OIP) informe des faits suivants : &lt;br /&gt;La Cour d'appel de N&#238;mes examina demain la demande de suspension de peine pr&#233;sent&#233;e par un d&#233;tenu du centre p&#233;nitentiaire d'Avignon atteint d'une grave maladie pulmonaire, plac&#233; sous oxyg&#233;noth&#233;rapie permanente et en fauteuil roulant. &lt;br /&gt;La demande de celui-ci avait &#233;t&#233; rejet&#233;e par le TGI d'Avignon, malgr&#233; l'inad&#233;quation de sa prise en charge et l'aggravation continue de son &#233;tat de sant&#233;.Ag&#233; de 67 ans, J. L (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La section fran&#231;aise de l'Observatoire international des prisons (OIP) informe des faits suivants :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Cour d'appel de N&#238;mes examina demain la demande de suspension de peine pr&#233;sent&#233;e par un d&#233;tenu du centre p&#233;nitentiaire d'Avignon atteint d'une grave maladie pulmonaire, plac&#233; sous oxyg&#233;noth&#233;rapie permanente et en fauteuil roulant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La demande de celui-ci avait &#233;t&#233; rejet&#233;e par le TGI d'Avignon, malgr&#233; l'inad&#233;quation de sa prise en charge et l'aggravation continue de son &#233;tat de sant&#233;.Ag&#233; de 67 ans, J. L est incarc&#233;r&#233; depuis 1988 et &#233;crou&#233; au centre p&#233;nitentiaire d'Avignon-Le Pontet (Vaucluse). Il souffre de longue date d'une insuffisance respiratoire due &#224; un tabagisme ancien et important, qui a provoqu&#233; une grave maladie pulmonaire. En f&#233;vrier 2009, lors d'une hospitalisation en soins intensifs &#224; l'H&#244;pital Nord de Marseille, il s'est vu diagnostiqu&#233;e une broncho-pneumopathie chronique obstructive aggrav&#233;e d'un emphys&#232;me destructif. La maladie affecte de mani&#232;re permanente ses capacit&#233;s respiratoires. Il doit subir une oxyg&#233;noth&#233;rapie permanente par extracteur (concentrateur &#224; partir de l'air ambiant) et fait l'objet d'hospitalisations r&#233;guli&#232;res en raison d'&#233;pisodes de d&#233;tresse respiratoire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis un an, les d&#233;placements de J.L. dans la prison se limitent &#224; un p&#233;rim&#232;tre tr&#232;s restreint. Il &#171; ne se d&#233;place plus, sauf &#224; se rendre &#224; l'infirmerie &#187; rel&#232;ve l'administration p&#233;nitentiaire dans un rapport au juge d'application des peines. Il n'a plus aucune activit&#233; et a d&#251; renoncer aux unit&#233;s de vie familiales. Son &#233;tat requiert, d'apr&#232;s les autorit&#233;s p&#233;nitentiaires, &#171; une prise en charge complexe en raison de son assistance respiratoire, difficilement compatible avec son maintien au centre p&#233;nitentiaire du Pontet &#187;. L'un des m&#233;decins experts qui examin&#233; M. L en juillet 2009 relevait que celui-ci &#233;tait &#171; cyanos&#233; des l&#232;vres &#187; malgr&#233; son assistance respiratoire, et qu'il pr&#233;sentait de mani&#232;re significative une d&#233;saturation en oxyg&#232;ne lors des efforts de la vie quotidienne comme le simple fait de s'allonger sur un lit.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis la r&#233;alisation de cette expertise, son &#233;tat s'est encore d&#233;grad&#233;. En octobre 2009, M. L a pr&#233;sent&#233; une nouvelle d&#233;tresse respiratoire particuli&#232;rement s&#233;v&#232;re justifiant son hospitalisation en urgence au service de r&#233;animation du CHU d'Avignon. Il a ensuite &#233;t&#233; admis au sein de l'unit&#233; hospitali&#232;re s&#233;curis&#233;e de Marseille (UHSI), avant de r&#233;int&#233;grer le centre p&#233;nitentiaire fin novembre 2009.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis, J.L. ne se d&#233;place plus qu'en fauteuil roulant. Se laver, manger, nettoyer sa cellule s'av&#232;re particuli&#232;rement difficiles. Sa d&#233;pendance accrue &#224; l'oxyg&#233;noth&#233;rapie impose d&#233;sormais la pr&#233;sence de deux extracteurs d'oxyg&#232;ne en cellule. Or, outre le bruit et l'inconfort du dispositif relev&#233; par le service m&#233;dical de la prison, l'exigu&#239;t&#233; des cellules ne permettent pas une utilisation de celui-ci dans des conditions ad&#233;quates. Selon un certificat m&#233;dical &#233;mis fin novembre 2009, une cuve d'oxyg&#232;ne liquideserait n&#233;cessaire pour assurer la prise en charge de M. L. Mais, compte tenu des risques d'explosion, celle-ci ne peut &#234;tre install&#233;e en d&#233;tention pour des raisons de s&#233;curit&#233;. Au regard de cette impossibilit&#233;, les m&#233;decins qui le suivent ont estim&#233; que l'&#233;tat de sant&#233; de l'int&#233;ress&#233; &#233;tait &#171; incompatible avec la d&#233;tention &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En d&#233;pit de la gravit&#233; de son &#233;tat de sant&#233;, sa demande de suspension de peine a &#233;t&#233; rejet&#233;e le 21 d&#233;cembre 2009 par le TGI d'Avignon. Le refus est motiv&#233; par le fait que les diff&#233;rentes expertises ne concluent pas de mani&#232;re concordantes &#224; l'engagement du pronostic vital du fait de la maladie ou &#224; l'incompatibilit&#233; durable de l'&#233;tat de sant&#233; avec la d&#233;tention, &#224; condition que J.L. soit correctement &#233;quip&#233; d'un mat&#233;riel d'oxyg&#233;noth&#233;rapie et b&#233;n&#233;ficie d'un traitement adapt&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 26 janvier 2010, M. L a de nouveau &#233;t&#233; hospitalis&#233; en urgence au CHU d'Avignon apr&#232;s une nouvelle d&#233;compensation respiratoire et transf&#233;r&#233; &#224; l'UHSI de Marseille le 12 f&#233;vrier pour un nouveau bilan de sant&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon l'un des magistrats de la juridiction, interrog&#233; par l'OIP, le tribunal a consid&#233;r&#233; s'&#234;tre trouv&#233; &#171; dans ce dossier dans un rapport de force &#187;, soulignant que l'int&#233;ress&#233; &#171; b&#233;n&#233;ficie de soins ad&#233;quats &#187;, que &#171; ses conditions de d&#233;tention sont normales et adapt&#233;es &#224; sa pathologie &#187;. Il estime que &#171; c'est son propre comportement qui pose probl&#232;me &#187;, faisant r&#233;f&#233;rence &#224; la persistance de son addiction au tabac malgr&#233; plusieurs tentatives de sevrage et &#224; plusieurs gr&#232;ves de la faim men&#233;es en protestation contre un &#233;ventuel transfert au centre national d'orientation (CNO) de Fresnes (Val-de-Marne), qu'aurait l&#233;galement impos&#233; l'examen d'une demande de lib&#233;ration conditionnelle ant&#233;rieurement pr&#233;sent&#233;e par J.L.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'OIP rappelle que :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li class=&quot;spip&quot;&gt; la Cour de cassation juge que &#171; l'incompatibilit&#233; durable du maintien en d&#233;tention avec l'&#233;tat de sant&#233; du condamn&#233; doit s'appr&#233;cier concr&#232;tement au regard des possibilit&#233;s offertes par les &#233;tablissements p&#233;nitentiaires susceptibles de le recevoir &#187; (Cass. Crim., 7 janvier 2009) ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li class=&quot;spip&quot;&gt; la Cour europ&#233;enne des droits de l'homme consid&#232;re que &#171; l'&#233;tat de sant&#233;, l'&#226;ge et un lourd handicap physique constituent d&#233;sormais des situations pour lesquelles la question de la capacit&#233; &#224; la d&#233;tention est aujourd'hui pos&#233;e au regard de [l'interdiction des traitements inhumains et d&#233;gradants] &#187; (CEDH Rivi&#232;re c. France, 11 juillet 2006). La France a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; condamn&#233;e &#224; deux reprises pour avoir maintenu en prison des condamn&#233;s dont l'&#233;tat de sant&#233; &#233;tait incompatible avec la
d&#233;tention.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>la suspension de peine pour raisons m&#233;dicales</title>
		<link>http://pole.lune-rouge.net/spip.php?article76</link>
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		<dc:date>2010-02-10T14:14:36Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nath</dc:creator>

<category domain="http://pole.lune-rouge.net/spip.php?rubrique4">Textes et analyses juridiques</category>


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	</item>



	<item>
		<title>Mort en prison, Justin, 77 ans, ne savait plus pourquoi il &#233;tait l&#224;</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<description>Il s'appelait Justin, il avait 77 ans ; il est mort, comme un chien, seul dans sa cellule du vieux centre de d&#233;tention de Liancourt dans l'Oise, le 26 novembre 2009 ; il a &#233;t&#233; retrouv&#233; inanim&#233;, &#224; 23h10 par le surveillant qui effectuait sa ronde, saignant au niveau du visage ; le d&#233;c&#232;s &#224; a &#233;t&#233; constat&#233; &#224; 23h30. &lt;br /&gt;Ce drame, c'est l'&#233;chec d&#233;sastreux de tous les intervenants qui ont jou&#233; un r&#244;le dans la proc&#233;dure de suspension de peine qui devait aboutir &#224; la remise en libert&#233; de Justin pour raison m&#233;dicale. &lt;br /&gt;Ce (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il s'appelait Justin, il avait 77 ans ; il est mort, comme un chien, seul dans sa cellule du vieux centre de d&#233;tention de Liancourt dans l'Oise, le 26 novembre 2009 ; il a &#233;t&#233; retrouv&#233; inanim&#233;, &#224; 23h10 par le surveillant qui effectuait sa ronde, saignant au niveau du visage ; le d&#233;c&#232;s &#224; a &#233;t&#233; constat&#233; &#224; 23h30.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce drame, c'est l'&#233;chec d&#233;sastreux de tous les intervenants qui ont jou&#233; un r&#244;le dans la proc&#233;dure de suspension de peine qui devait aboutir &#224; la remise en libert&#233; de Justin pour raison m&#233;dicale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce texte a &#233;t&#233; vot&#233; au sein de la loi du 4 mars 2002, dite loi Kouchner, afin de permettre aux personnes d&#233;tenues dont le pronostic vital est engag&#233; ou dont l'&#233;tat de sant&#233; est incompatible avec la d&#233;tention de voir la peine qu'elles purgent suspendue pour une dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e. Le but : leur permettre de finir leur jours en libert&#233; ou de se voir prodiguer des soins jusqu'&#224; retour en meilleure sant&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Justin &#233;tait &#226;g&#233;, malade, handicap&#233; en fauteuil roulant, s&#233;nile ; il ne pouvait plus dire quelle peine il purgeait ; il avait du mal &#224; reconna&#238;tre les personnes qui venaient le rencontrer.
L'&#233;preuve des toilettes, &#224; l'autre bout de la cellule&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il comprenait difficilement les explications que je lui donnais afin de lui expliquer que la proc&#233;dure compliqu&#233;e qui &#233;tait en &#339;uvre devait permettre de le remettre en libert&#233;, chez une amie de vingt ans ; &#224; chaque visite, il fallait le lui expliquer &#224; nouveau.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Justin se d&#233;pla&#231;ait, comme de nombreux autres d&#233;tenus de Liancourt, en fauteuil roulant ; il ne marchait pratiquement plus, sinon quelques pas dans sa cellule et tr&#232;s lentement, lorsqu'il &#233;prouvait le besoin de se rendre sur les toilettes, &#224; l'autre bout de sa cellule.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;G&#233;n&#233;ralement, il y arrivait trop tard, et il appartenait aux cod&#233;tenus ou aux surveillants de nettoyer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il avait besoin d'aide pour tout le reste, soit le reste de la toilette, s'habiller, se d&#233;placer &#224; l'ext&#233;rieur de sa cellule ainsi que tout ce qui concernait ses repas, &#224; l'exception du geste consistant &#224; porter les aliments &#224; sa bouche.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Malgr&#233; tout cela, Justin, &#224; l'issue de l'audience du 10 juillet 2009, devant le tribunal de l'application des peines, n'a pas obtenu la suspension de peine qu'il demandait !
Pour le parquet, nous sommes tous &#171; soumis aux outrages du temps &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce jour-l&#224;, comme cela m'arrive beaucoup trop souvent, j'ai pouss&#233; son fauteuil roulant dans la salle d'audience am&#233;nag&#233;e en d&#233;tention, je l'ai install&#233; &#224; c&#244;t&#233; de moi. J'&#233;tais confiant, je me disais que les juges allaient bien voir que la place de Justin n'&#233;tait pas en prison. Ils allaient bien voir que Justin &#233;tait incapable d'aligner une phrase compr&#233;hensible.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'administration p&#233;nitentiaire avait &#233;mis un avis favorable au motif, que j'ai partag&#233;, qu'il n'appartenait pas aux surveillants de nettoyer la cellule tous les jours apr&#232;s les accidents de parcours vers les toilettes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Malgr&#233; ce tableau affligeant, d'une tristesse inou&#239;e, le parquet s'est retranch&#233; derri&#232;re les expertises pour r&#233;clamer le rejet de la requ&#234;te au motif que &#171; l'&#226;ge n'est pas en soi une raison justifiant une remise en libert&#233; &#187; et que nous &#233;tions tous &#171; soumis aux outrages du temps &#187; !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Heureusement, le tribunal d'application des peines, par sa d&#233;cision, rendue le 7 ao&#251;t, n'a pas rejet&#233; la demande, mais a ordonn&#233; un compl&#233;ment d'expertise, confi&#233; aux m&#234;mes experts, afin d'appr&#233;cier la compatibilit&#233; de l'&#233;tat de sant&#233; de Justin avec la d&#233;tention. Comme si &#231;a ne sautait pas aux yeux !
Des rapports b&#226;cl&#233;s mais qui engagent la vie d'un homme&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le dossier de Justin a donc &#233;t&#233; renvoy&#233; &#224; l'audience du 19 octobre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce jour l&#224;, le dossier a, &#224; nouveau, &#233;t&#233; renvoy&#233;&#8230;les experts n'&#233;taient pas pass&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 16 novembre 2009, lorsque je suis venu voir Justin &#224; Liancourt, Justin m'a dit que les docteurs n'&#233;taient pas encore venus&#8230; Il n'avait vu personne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Puis, plus aucune nouvelle jusqu'&#224; ce que je re&#231;oive, il y a quelques jours, mi-d&#233;cembre, un certificat de d&#233;c&#232;s de Justin.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Personne ne m'avait pr&#233;venu qu'il &#233;tait d&#233;c&#233;d&#233; depuis plus de trois semaines.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'obtiens les PV relatant les circonstances du d&#233;c&#232;s de Justin.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'apprends qu'il &#233;tait en phase terminale, en surveillance sp&#233;ciale depuis le 15 novembre, qu'il saignait de la bouche quelques jours avant son d&#233;c&#232;s, qu'un surveillant, la nuit de celui-ci, vers 20h20, l'a vu allong&#233; sur son lit, a bien v&#233;rifi&#233; qu'il respirait toujours, avant de le retrouver, &#224; 23h05, par terre, inanim&#233;, ne ventilant plus.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'en ont pens&#233; les experts qui ont examin&#233; Justin dans le cadre de la proc&#233;dure de suspension de peine ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ont totalement failli &#224; leur mission.
Un expert a jug&#233; son &#233;tat compatible avec la d&#233;tention !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce que je sais c'est que souvent, les rapports que j'ai lus dans de telles proc&#233;dures qui engagent le reste de la vied'un homme ne d&#233;passaient pas une page, de v&#233;ritables torchons, &#224; peine plus long qu'une ordonnance pour un rhume.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y eut m&#234;me un expert pour affirmer que le pronostic vital n&#171; &#233;tait pas engag&#233; et que son &#233;tat de sant&#233; &#233;tait compatible avec la d&#233;tention !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voil&#224;, je ne sais comment intituler ce texte ni quel est r&#233;ellement son but ; peut-&#234;tre d&#233;verser un trop plein d'amertume suite au d&#233;c&#232;s de Justin. Un &#233;l&#233;ment de plus qui entretient ma r&#233;volte et qui m'a pouss&#233; &#224; jeter ce que j'ai sur le c&#339;ur et qui s'accumule depuis plus de douze ann&#233;es que je passe mes journ&#233;es en prison ; je le dois &#224; Justin, &#224; Jeff, &#224; Christian, &#224; Jacky, aux deux Thierry, &#224; Jean-Fran&#231;ois, &#224; Idir, &#224; Malik, &#224; Nordine, et &#224; tous les autres qui sont sortis de prison en bon ou mauvais &#233;tat, ou&#8230; morts.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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